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Article 1304-3 – Code civil

Article 1304-3 du Code civil

Definition et application par la jurisprudence


Texte de loi

Article 1304-3

La condition suspensive est réputée accomplie si celui qui y avait intérêt en a empêché l’accomplissement. La condition résolutoire est réputée défaillie si son accomplissement a été provoqué par la partie qui y avait intérêt.

Source : Legifrance (DILA) – Licence Ouverte 2.0

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Application par la jurisprudence

Nota bene — application de l’article 1304-3 C. civ.
– La condition suspensive est réputée accomplie lorsque la partie qui y a intérêt en empêche la réalisation, classiquement dans les promesses de vente avec condition d’obtention de prêt.
– Le bénéficiaire doit prouver des diligences sérieuses et conformes aux stipulations du contrat (montant, durée, taux) dans ses demandes de financement, à défaut de quoi la condition est tenue pour réalisée et l’indemnité d’immobilisation est due.
– À l’inverse, on ne « répute » pas accomplie en cas d’impossibilité juridique véritable, sauf si l’obstacle a été créé délibérément par une partie.


Jurisprudence citant cet article

Mis à jour le 8 juillet 2026. En 2026, la troisième chambre civile de la Cour de cassation a appliqué l’article 1304-3 du Code civil aux promesses de vente avec condition suspensive d’obtention de prêt.

Dans l’arrêt du 25 juin 2026 (Cass. 3e civ., n° 24-14.137), la Cour rappelle qu’une demande de prêt non conforme aux conditions contractuelles peut conduire à tenir la condition pour accomplie. Dans l’arrêt du 28 mai 2026 (Cass. 3e civ., n° 24-17.991), elle impose aussi de vérifier si les acquéreurs ont communiqué aux banques les éléments nouveaux favorables à leur financement.

Lire l’arrêt du 25 juin 2026 ; lire l’arrêt du 28 mai 2026.


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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».