Cour d’appel de Paris, le 23 mai 2024, n°24/03076

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Cour d’appel de Paris, le 23 mai 2024, n°24/03076

La société Elogie SIEMP a assigné M. [E] pour constater la résiliation du bail suite au décès de son père. M. [E] a fait appel d’un jugement qui a ordonné son expulsion et la condamnation au paiement d’une indemnité d’occupation.

La Cour déclare irrecevable la demande d’arrêt de l’exécution provisoire formée par M. [E] et le condamne aux dépens.

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Commentaire d’arrêt juridique : Cour d’appel de Paris, le 23 mai 2024, n°24/03076

1°) Le sens de la décision

La décision rendue par la Cour d’appel de Paris le 23 mai 2024 s’exprime dans la déclaration d’irrecevabilité de la demande d’arrêt de l’exécution provisoire formulée par M. [E]. La question de droit posée ici était de savoir si l’appelant pouvait obtenir la suspension de l’exécution provisoire d’un jugement antérieur, au regard des difficultés financières et de santé qu’il invoque. La Cour, après avoir examiné les arguments de M. [E] et de la société Elogie SIEMP, conclut que la demande d’arrêt est irrecevable, notamment parce que l’appelant ne démontre pas que l’exécution de la décision entraînerait des conséquences manifestement excessives survenues après le jugement initial.

La clarté du sens de la décision peut être mise en question, notamment en raison des éléments factuels complexes impliqués. La Cour a fait preuve de prudence en n’acceptant pas les assertions de M. [E] sans preuve tangible et en insistant sur le fait que les difficultés qu’il rencontre étaient préexistantes à la décision. Ainsi, cette décision illustre la rigueur des exigences probatoires en matière d’exécution provisoire.

2°) La valeur de la décision

La valeur de cette décision est double. D’une part, elle réaffirme le principe selon lequel une demande d’arrêt de l’exécution provisoire ne peut être acceptée sans des éléments probants démontrant que les conséquences de cette exécution seraient manifestement excessives et que ces conséquences sont survenues après la décision initiale. D’autre part, elle souligne l’importance de la communication des observations et de la transparence dans les débats devant le tribunal. L’absence de mention des observations orales de M. [E] dans la note d’audience a été un point crucial pour le rejet de sa demande.

Cette décision pourrait être critiquée pour sa rigueur, car elle pourrait laisser sans recours un individu en situation précaire, mais elle est également défendable dans le cadre d’une justice qui ne doit pas se laisser influencer par des déclarations sans fondement.

3°) La portée de la décision

La portée de cette décision est significative, car elle établit un précédent concernant la charge de la preuve dans les demandes d’arrêt de l’exécution provisoire. En exigeant des preuves solides des conséquences excessives, la Cour d’appel envoie un message fort sur la nécessité d’une procédure rigoureuse en matière d’exécution des décisions judiciaires.

De plus, cette décision peut avoir un impact sur des cas futurs similaires, où des appelants cherchent à suspendre des décisions en invoquant des situations personnelles difficiles. Elle rappelle également l’importance pour les parties de bien documenter leurs arguments et de s’assurer que toutes les observations sont dûment consignées lors des procédures judiciaires.

En conclusion, cette décision illustre les enjeux d’équilibre entre la protection des droits des individus en situation précaire et le respect des procédures judiciaires établies. Elle renforce également la position des juridictions en matière de rigueur procédurale, en précisant que les conséquences de l’exécution doivent être prouvées et non simplement alléguées.

Texte intégral de la décision

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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