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Cour d’appel de Paris, le 12 février 2025, n°24/00908
L’appelant s’est désisté de son appel, et l’intimé a accepté ce désistement. La Cour constate l’extinction de l’instance et le dessaisissement de la Cour. Les frais de l’instance éteinte seront supportés par l’appelant, sauf convention contraire.
Article rédigé par l’IA
Commentaire d’arrêt juridique
1°) Le sens de la décision
La décision rendue par la Cour d’appel de Paris le 12 février 2025, sous le numéro 24/00908, porte sur un désistement d’appel dans une affaire de demande en réparation des dommages causés par l’activité médicale. L’appelant, l’Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux (ONIAM), a décidé de se désister de son appel, ce qui a été accepté par l’intimé, un assureur. Ainsi, la cour constate l’extinction de l’instance et en déduit que les frais de procédure seront, sauf convention contraire, à la charge de l’appelant.
Le sens de la décision est clair : il s’agit d’une validation du désistement de l’appel, ce qui met fin à la procédure. La décision démontre également que les parties ont agi conformément aux dispositions de l’article 401 du code de procédure civile, qui régit le désistement d’appel. Cependant, la décision pourrait prêter à confusion quant à la portée des conséquences financières qui en découlent, notamment sur la question de la prise en charge des frais de l’instance.
2°) La valeur de la décision
La valeur de cette décision peut être considérée comme positive dans la mesure où elle respecte les dispositions légales concernant le désistement d’appel. La cour fait preuve de clarté en constatant le désistement et en précisant que les frais seront supportés par l’appelant. Cela reflète une cohérence dans l’application du droit, en assurant que les règles procédurales sont suivies.
Cependant, une critique peut être formulée sur la question des frais de l’instance. En effet, l’ONIAM, en tant qu’organisme public, pourrait se retrouver dans une situation difficile si les frais de procédure s’avèrent élevés. La décision pourrait être perçue comme un manque de protection pour les organismes qui cherchent à défendre des intérêts publics, ce qui soulève des questions sur l’équité du processus.
3°) La portée de la décision
La portée de cette décision est significative, car elle confirme une tendance dans la jurisprudence à accepter les désistements d’appel lorsque les deux parties consentent à cette démarche. Cette décision pourrait renforcer la pratique du désistement dans les affaires similaires, en offrant un cadre clair pour les procédures de désistement.
D’un point de vue plus large, cette décision s’inscrit dans le contexte des droits des parties en matière de procédure civile. Elle montre que les juridictions sont disposées à respecter les choix des parties, tout en veillant à ce que les règles soient appliquées. Cela pourrait inciter d’autres appelants à envisager le désistement comme une option viable, réduisant ainsi la charge sur le système judiciaire.
En conclusion, cette décision de la Cour d’appel de Paris illustre le respect des principes procéduraux tout en mettant en lumière les enjeux financiers pour les parties, notamment les organismes publics. Sa portée pourrait avoir des implications sur la manière dont les désistements d’appel sont perçus et gérés dans le futur.
Texte intégral de la décision
Pôle 4 – Chambre 10
N° RG 24/00908 – N° Portalis 35L7-V-B7I-CIXKE
Nature de l’acte de saisine : Déclaration d’appel valant inscription au rôle
Date de l’acte de saisine : 21 Décembre 2023
Date de saisine : 12 Janvier 2024
Nature de l’affaire : Demande en réparation des dommages causés par l’activité médicale ou para-médicale
Décision attaquée : n° 18/09427 rendue par le Tribunal judiciaire de BOBIGNY le 29 Novembre 2023
Appelante :
XXX D’XXX, XXX (ONIAM) ; établissement public, agissant poursuite et diligences de ses représentants légaux domiciliés audit siège,, représentée par Me XXX de la SELARL LX XXX-XXX-XXX, avocat au barreau de XXX, XXX – N° du dossier 2372823
Intimés :
Monsieur [L] [W] [T] [D], décédé [Date décès 1] 2024
SA EQUITE, venant aux droits et obligations de LA MEDICALE, désormais marque du groupe GENERALI, prise en la personne de ses représentants légaux au jour de la présente, agissant en qualité d’assureur XXX du docteur [L] [W] [T] [D] représenté par Me XXX de la SELAS XXX, avocat au barreau de XXX, XXX
ORDONNANCE DE DÉSISTEMENT TOTAL
(n° , pages)
XXX, Marie-XXX, magistrat en charge de la mise en état,
Assistée de XXX, greffière,
Vu les articles 400 et suivants, 787 et 907 du code de procédure civile,
Attendu que l’appelant s’est désisté de son appel par conclusions en date du 4 décembre 2024 ;
Que l’intimé a accepté ce désistement dans les termes de l’article 401 du code de procédure civile par conclusions en date du 11 décembre 2024 ;
Attendu que le désistement est parfait ;
PAR CES MOTIFS,
Constatons l’extinction de l’instance et le dessaisissement de la Cour ;
Disons que les frais de l’instance éteinte seront, sauf convention contraire, supportés par l’appelant.
Ordonnance rendue par
Marie-XXX, magistrat en charge de la mise en état assisté de XXX, greffière présente lors de la mise à disposition de l’ordonnance au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile.
Paris, le 12 février 2025
Le greffier Le magistrat en charge de la mise en XXX
Copie au dossier
Copie aux avocats