Cour d’appel de Paris, le 16 janvier 2024, n°23/09965

Sommaire rédigé par l’IA

Cour d’appel de Paris, le 16 janvier 2024, n°23/09965

L’affaire concerne un appel interjeté par S.A.S. ACBD FITNESS contre une ordonnance de référé du 19 avril 2023, qui a ordonné l’expulsion de la société ABDC Fitness des locaux et a constaté l’acquisition de la clause résolutoire.

La cour constate l’interruption de l’instance et imparti un délai jusqu’au 3 juin 2023 pour reprendre l’instance, renvoyant l’examen de l’affaire à l’audience de procédure du 13 juin 2024 à 10 h.

Article rédigé par l’IA

Commentaire d’arrêt juridique

1°) Le sens de la décision

La décision rendue par la Cour d’appel de Paris le 16 janvier 2024 concerne une demande en paiement des loyers et charges, ainsi qu’une demande de résiliation de bail et d’expulsion. La cour a constaté l’interruption de l’instance en raison d’une procédure de redressement judiciaire ouverte à l’égard de la société ABDC Fitness, appelante. Cette interruption est conforme à l’article 369 du code de procédure civile, qui dispose que l’instance est suspendue lorsque la liquidation judiciaire est prononcée. Ainsi, la cour invite les parties à reprendre l’instance dans un délai déterminé, faute de quoi l’affaire sera radiée.

Le sens de la décision est clair : la Cour d’appel, en constatant l’interruption, reconnaît l’impact de la situation financière de l’appelante sur la procédure en cours. Il est essentiel de noter que la décision de la cour n’affirme pas ou ne conteste pas le fond de l’affaire, mais se concentre sur la procédure et l’effet du jugement de redressement.

2°) La valeur de la décision

La valeur de cette décision réside dans son respect des principes fondamentaux du droit procédural. En interrompant l’instance, la cour protège les droits de l’appelante en période de redressement judiciaire, ce qui préserve l’équilibre entre les parties. Toutefois, l’arrêt pourrait être critiqué pour son manque de clarté sur les conséquences pratiques de cette interruption pour les parties, notamment en ce qui concerne leur capacité à poursuivre leurs droits respectifs.

Cette décision illustre également la difficulté rencontrée par les juridictions dans le traitement des affaires impliquant des procédures collectives. La nécessité de concilier le droit des créanciers avec les droits du débiteur en redressement judiciaire reste un défi constant pour les juges.

3°) La portée de la décision

La portée de cette décision est significative en ce qu’XXX établit un précédent concernant la manière dont les cours d’appel traitent les instances en cours lorsque l’une des parties est soumise à une procédure de redressement judiciaire. XXX réaffirme le principe selon lequel les procédures judiciaires doivent s’adapter aux circonstances exceptionnXXXs des débiteurs en difficulté, ce qui est crucial pour maintenir la confiance dans le système judiciaire.

En conclusion, bien que cette décision ne tranche pas le litige de fond, XXX met en lumière la nécessité d’une gestion prudente des procédures judiciaires face à des situations complexes comme le redressement judiciaire. XXX rappXXX que le droit procédural doit s’assurer que les droits de toutes les parties sont respectés tout en permettant une gestion appropriée des affaires en difficulté financière.

Texte intégral de la décision

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Avocats en droit immobilier et droit des affaires - Kohen Avocats

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture